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Éditions

Ravenel et ses occupants imprévus, 1939-1945
Stéphane Cursan, Jean-François Dray, Agnès Goujon

"Du projet d'édification et sa première pierre posée en 1937 au CHM d'aujourdhui, l'hôpital psychiatrique de Ravenel est devenu indissociable de la vie économi- que, sociale, historique de Mirecourt. Pourtant l'his- toire ne lui a pas laissé le choix de ses événements. A peine sorti de terre, des hôtes imprévus, au nombre de quatre, bien distincts, vont partager ses locaux, son parc, ses alentours. […] Ils furent Français, Allemands puis Américains et cela dura de septembre 1939 à mars 1945.
Il fallait aussi la rencontre imprévue, elle aussi, quelques 74 ans après, de deux petits-fils en quête d'informations sur leurs grands-pères respectifs prison- niers de guerre dans le Frontstalag 120 de Ravenel- Mirecourt, pour faire revivre cette autre grande his- toire…
"

Où se procurer l'ouvrage ?

256 pages, 300 photos et documents au prix de 20 €.
En vente dans plusieurs librairies de Lorraine. Pour tous renseignements, n'hésitez pas à nous contacter.

Couverture du livre Ravenel et ses occupants imprévus

Wikipédia

Page Wikipédia 'Frontstalag 120'

Et quelques autres idées…Top

Delphine Simon

"MON PÈRE S'APPELAIT WERNER"

Émission radio "Interception" du 20 janvier 2013 sur France Inter, par A. Le Gouguec, P. Dervieux et L. Thompson, avec la journaliste D. Simon.

Pendant longtemps ils se sont tus, murés dans le silence et souvent dans la honte, en proie au ressentiment ou à la gêne de leur entourage. Les quelque 100.000 enfants nés de mère française et de père allemand durant la guerre et l’occupation n’ont pourtant jamais été responsables de leur condition. Dans les années d’après-guerre, les préjugés et les vieilles haines ont parfois transformé leur jeunesse en calvaire. Ils étaient « les enfants de boches », les enfants de l’ennemi, ceux dont les mères avaient été tondues à la libération pour avoir pratiqué ce qu’on appelait alors la « collaboration horizontale ». Puis le temps a passé. La réconciliation franco-allemande a fait son œuvre, mais sans eux. Aujourd’hui, ils ont 60 ans passé et pour certains d’entre eux, regroupés en associations, le temps est enfin venu d’assumer ouvertement leur filiation et de se lancer à la recherche de ce père allemand qu’ils n’ont pas connu et dont ils n’ont souvent conservé rien de plus qu’un nom ou un prénom. Depuis 2009, ils peuvent même obtenir la nationalité allemande. Peu d’entre eux en font la demande mais beaucoup font maintenant de leur double origine une fierté et veulent être des promoteurs de l’amitié entre les deux peuples. A l’occasion du cinquantenaire du traité de l’Elysée, signé le 22 janvier 1963 entre Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, Delphine Simon a recueilli pour "Interception" le témoignage d’enfants de la guerre.