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DERNIÈRES INFORMATIONS

LE TOME 2 EN VENTE À PARIS

La Librairie Le Hussard (Librairie du Collectionneur) à Paris 15e est une librairie spécialisée dans la vente de livres sur l'histoire militaire. On y trouve, entre autres, une sélection de plus de 10.000 livres neufs choisis en fonction de leur intérêt historique, de leur qualité et de leur richesse iconographique. Et c'est parce que notre ouvrage respecte tous ces critères qu'il se trouve désormais proposé à la vente dans l'établissement. L'association Frontstalag 120 de Mirecourt franchit ainsi un cap... en franchissant les limites de la Lorraine et fait profiter son travail à un public toujours plus large. La Librairie Le Hussard est située au 43bis de la rue Cronstadt et vous pouvez les contacter au 01.45.32.54.00.

DE BONNES NOUVELLES
DU DANEMARK

En lillefinger for Frankrig Pour notre dernière venue à Mirecourt (avril-mai 2015), nous nous étions entourés d'amis danois et américain dont le passé d'un père ou d'un grand-père était éternellement lié à l'hôpital de Ravenel (période américaine). L'un y avait été soigné, l'autre y avait été soignant. Nous étions dans la confidence que René et son fils Morten avaient entrepris l'écriture d'un ouvrage retraçant la vie de Christian Larsen qu'ils avaient gentiment partagé avec nous le temps de la projection d'un diaporama. Le livre est donc sorti lors des fêtes de fin d'année de 2015; il s'intitule "En lillefinger for Frankrig" ("Un petit doigt pour la France". L'impressionnant volume (écrit en danois) est épais de 390 pages et contient un très grand nombre d'illustrations et de documents d'époque. Si vous ne parvenez pas à vous le procurer via Internet, n'hésitez pas à contacter directement les auteurs par voie électronique ou par voie postale (MM. René et Morten Larsen, Bibliotekvej 34, 2650 Hvidovre, Danemark).
L'Ambassade de France au Danemark, sur sa page Facebook, a publié un commentaire (2 février 2016) pour rendre hommage à cet évènement.

LE CAPITAINE AIRAUDI
SORT DE L'OMBRE

Léon Airaudi Le dossier d'officier de Léon Airaudi a pu être consulté au Service historique de la défense (SHD) de Vincennes (Val-de- Marne). S'il ne nous en apprend pas plus sur son quotidien au Frontstalag 120, nous en connaissons désormais davan- tage sur son état civil et sa carrière militaire. Cela nous a d'ailleurs aidé a entrer en contact avec sa famille. Léon Airaudi est né le 25 octobre 1899 à Javie, Basses-Alpes (auj. Alpes-de-Haute-Provence). Engagé dans l'armée, il est promu capitaine d'administration en 1937. Il est mobilisé, par ordre de mobilisation générale du 2 septembre 1939 à la 15e section d'infirmiers militaires à Marseille, puis affecté comme gestionnaire à l'hôpital complémentaire d'armée no 322. Mis en route sur Saint-Dizier le 16 mai 1940, il est fait prisonnier à Vittel le 21 juin suivant. Durant sa captivité au Frontstalag 120, il fut gestionnaire de l'hôpital du camp. Et c'est en tant que tel qu'il déclarait les décès qui y étaient survenus (ceux de quatre soldats coloniaux) à la mairie de Mirecourt, et signait les actes des registres d'état civil. Son portrait ci-contre provient de son livret matricule.

DES NOUVELLES DU
PARC D'AVIATION

Le site de Ravenel avait été réquisitionné par l'armée française le 2 septembre 1939 et elle y avait installé le parc d'aviation 3/121. Le témoignage de Gilbert Perry, locataire de la très proche ferme de Ravenel, en était jusqu'à présent notre seule source d'informations. Faute de documents officiels, il devenait nécessaire de partir à la recherche des archives privées des officiers et soldats de ladite unité qui auraient été conservées par leur famille. Tâche ardue mais loin d'être impossible. À force d'espérer il nous a été possible d'accéder à quelques lettres de la correspondance du lieutenant Camille Lhote, adjoint au commandant du parc. Dans sa lettre du 30 juin 1940 à son épouse Lucie, s'y extrait un commentaire sur le départ de l'unité du domaine de Ravenel : "Nous sommes partis de Mirecourt en convoi automobile juste une semaine après vous [sa famille, NDR], le vendredi 14 juin à 22 heures, après avoir toute la journée chargé les véhicules sous les avions boches qui se tenaient à 2.000 mètres. J'ai tiré dessus 400 cartouches de mitrailleuses et mes mitrailleurs aussi. Ils nous ont lâché trois bombes tombées la première 100 mètres trop loin, la deuxième 180 mètres et la troisième 260 trop loin. Mais la gare de Mirecourt a été atteinte ; des troupes y embarquaient; il y a eu une vingtaine de tués et blessés. Nous étions embouteillés dès la sortie de Mirecourt par les voitures des civils qui fuyaient Nancy. Passé par Mattaincourt, Vittel, Bourbonne-lès- Bains…"
Les textes de quelques lettres ont été publiés sur « le blog de claire ». Elles ont aussi été rassemblées dans le "Bulletin de l'Association Lettres et Arts, no 63, août 2000, Jean Lhote "Mai-juin 1940 : lettres d'une famille lorraine en exode" pages 1-35".

LE MAQUIS DE LA
MALHAYE À RAVENEL

La présence des maquisards de la Malhaye (qui tenaient leur nom du Bois situé au sud de l'hôpital), dans les bâtiments de Ravenel nous est connue par trois lignes tirées des notes de Gilbert Perry. En septembre 1944, "Arrive un camion rempli de maquisards, il s’arrête devant notre domicile, le chauffeur me demande si j’ai vu des Allemands, je dis non et ils repartent. Je viens d’apprendre que la Ferme du Maquis de la Malhaye a été attaquée par un groupe d’Allemands en fuite dans les bois. Les maquisards se sont réfugiés dans un pavillon de l’Hôpital de Ravenel").
Dans son livre "Avoir 20 ans dans les camps nazis" (Éd. Mémoires d'hommes), Marcel Déjean-Dolmaire aussi, fait état de la présence des maquisards à Ravenel : "[…] les FFI sont organisés dans l'hôpital psychiatrique qui se trouve à quelques kilomètres de la ville… ". Cependant, dans l'état actuel, n'étant pas en possession de l'ouvrage complet, il nous est impossible d'affirmer avec certitude l'époque à laquelle l'auteur place l'évènement ; septembre 1939 ou 1944 ?
Nous avons pu effectuer des photographies des archives des FFI du département des Vosges au SHD, dans lesquelles cette information semble être confirmée. Une étude méthodique sera prochainement entreprise et son résultat en sera publié dans ces colonnes.

POURRONS-NOUS PROSPECTER
À RAVENEL ET À L'INRA ?

Dès les débuts de notre travail de mémoire, alors que nous n'étions toujours pas constitués en Association, Arnaud de Juglart, infirmier au CH Ravenel, et Mireille Moretti, tous deux amis et passionnés de prospection magnétique, se sont mis en relation avec nous afin de nous proposer leurs services pour que nos travaux puissent être illustrés par les artefacts qu'ils pourraient exhumer. N'opérant qu'après en avoir été autorisés par les propriétaires des terrains, ils pouvaient donc prospecter sur quelques champs environnants de l'hôpital. Ils ont ainsi rapidement pu rassembler divers objets qu'ils nous ont aussitôt légués : des boutons d'uniformes, des pièces de monnaie, un dogtag, etc. Désireux d'œuvrer sur le site même de Ravenel et sur les terrains de l'INRA, à notre demande, ces orga- nismes nous donnèrent leur accord avec la condition sine qua non que la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) nous donne le sien.
Nous n'avons malheureusemnt pu en bénéficier. Les raisons invo- quées sont liées au manque de sécurité (risque de découverte d'en- gins explosifs), à l'inquiétude quant à une probable détérioration des sols (en prévision de futures recherches archéologiques) mais surtout au fait de la forte hausse du nombre de prospecteurs clandestins. Nous espérons être suffisament soutenus pour pouvoir réitérer avec sérénité notre demande et la défendre telle qu'elle le mérite.
Notre objectif est la mise en place d'un espace de culture perma- nent, présenté sous la forme d'une vitrine, dans laquelle seraient exposés chacun des objets découverts. Accessible gratuitement, les Mirecurtiens profiteraient ainsi d'un accès à l'histoire de leur com- mune lors des guerres de 1870-1871, 1914-1918, et 1939-1945.

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À QUI LE « DOG TAG » ?

Un « dog tag » (en allemand, "Erkennungsmarke") est une plaque d'identité militaire que chaque soldat, qu'il soit allemand ou allié, portait autour du cou, afin qu'en cas d'accident mortel, son corps puisse être aisément identifié. Il est constitué de deux parties identiques détachables ; celle non attachée à la chaîne étant récupérée pour être plus tard rapprochée de l'autre partie laissée sur le corps, et permettre ainsi l'identification.
En 2013, un tel objet a été trouvé dans le « champ du Jacquot » (au sud de l'hôpital) par nos amis prospecteurs. Il est en très bon état et ses inscriptions sont facilement lisibles, mais n'ont toutefois pas permis de confondre son propriétaire. Nous avons tout de même pu apprendre qu'il pourrait s'agir d'un jeune allemand qui effectuait une période de service de travail. Voici la signification de chacune des données : M60 (Meldeamt 60 : Bureau d'incorporation de Neuruppin, Brandebourg), RAD2 (Reichsarbeitsdienst-Kompanie 2 : "À partir de juin 1935 chaque jeune homme et jeune fille étaient obligés d'effectuer un service de travail de six mois qui précédait le service militaire" *), 1422 (Numéro de matricule), 96LV (peut-être Lehr- und Versuchs-Kommando 96). Cette dernière abréviation nous pose des difficultés et nécessite donc de plus amples recherches. Le Deutsche Dienststelle (WASt) est un service d'archives de Berlin qui est à même d'interpréter ce type d'objets et d'identifier son propri- étaire. Il n'a malheureusement pu répondre favorablement à notre requête.
Une autre piste pourrait peut-être être envisagée : "[…] entre 1941 et 1944, les Alsaciens-Mosellans sont incorporés au Reichsarbeits- dienst (RAD) pour une durée de cinq mois effectué généralement dans des fermes et au Kriegshilfsdienst (KHD) effectué dans la foulée pendant sept mois ou plus dans les usines d'armement, des hôpitaux ou des services auxiliaires de la Wehrmacht. Ces incorporés de force bénéficient après guerre du statut de « Malgré-nous »." *
* Source : Wikipédia [Reichsarbeitsdienst]

Dog tag

APPEL À TÉMOIGNAGES

Nous recherchons toutes informations assujetties au parcours du capitaine Airaudi, au fonctionnement du parc d'aviation, ou celles qui pourraient nous aider à identifier le propriétaire du « dog tag ». Si vous pensez pouvoir nous aider et faire ainsi progresser notre travail de mémoire, n'hésitez pas a nous contacter.